Les grands soirs

Les Grands soirs de Prison Insider viennent donner sens et visages à nos travaux. Le principe de la soirée est de réunir deux personnalités en leur proposant de dialoguer dans un échange qui n'est ni un débat, ni une controverse.

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Vers la lumière — 17 novembre 2018

Restons groupés !

Le Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon accueille Prison Insider à l’occasion de la soirée Restons groupés !
Événement en deux temps :

  • — À 17H
    Une longue peine
    Un spectacle de Didier Ruiz
    Plus d'informations ici

  • — À 19H30
    Vers la lumière
    Entretien
    Laurent Fachard & Nicolas Frize

Événement organisé au TNG - Vaise (Lyon, France). Informations et billetterie.


— Laurent Fachard

Depuis de nombreuses années, Laurent Fachard développe son savoir-faire éclairagiste "au service de" et en collaboration réciproque avec de nombreux créateurs, metteurs en scène, réalisateurs, chorégraphes, musiciens, plasticiens, architectes, urbanistes et paysagistes.
Fondateur du bureau d’études techniques d’éclairagisme et atelier de création lumière Les Eclairagistes associés, à Lyon, il recherche et développe ses activités de maître d’œuvre dans ce domaine "à part entière" de l’éclairagisme, pour le bâtiment, les infrastructures et les espaces publics urbains. Il a ainsi pu mettre en œuvre des modes de construction et des concepts de mise en lumières tout à fait uniques et originaux qui font aujourd’hui référence : Place des Terreaux et Parc de Gerland à Lyon – charte lumineuse des nouvelles gare TGV pour la SNCF – Quais Rive Gauche de la Garonne avec Michel Corajoud – cœur de ville historique de Nîmes, Palais de l’Elysée, Château de Versailles….
Co-créateur, directeur artistique et technique du festival "Lyon Lumières" devenu "Fêtes des lumières", il réalise actuellement les environnements lumineux d’espace et de projets urbains (Toulouse), des Grandes Eaux nocturnes au château de Versailles

— in Actualité de la scénographie : Laurent Fachard, Oiseau de nuit. Géraldine Mercier.

"…Depuis plus de trente ans, Laurent Fachard, patron des Eclairagistes associée, crée du sens avec la lumière. Il transfigure les villes en peignant par petites touches, les arêtes de toits, en constellant les places de points lumineux, en racontant des histoires éphémères."

"Et si on éteignait tout ? L’un des rêves de Fachard aurait été de plonger la ville dans le noir et que seuls les humains avec leur lampe de poche éclairent une des soirées de la Fête des Lumières. Pensée utopiste mais très relevée. Celui qui s’est également fait remarquer en imaginant l’éclairage dans des prisons ne manque pas d’idée et pense sa discipline comme un esthète."

— in Le Moniteur – n°5175. "Innovation en prison". Jacques Franck Degioanni "La lumière est la matière du temps en prison"

"Des cinq sens, la vue est sans doute celui qui est le plus sollicité dans un établissement pénitentiaire. Naturelle ou artificielle, la lumière rythme le déroulement de la vie, jour après jour : elle est la matière première du temps carcéral.(…) Les uns ont besoin de lumière pour surveiller, les autres d’obscurité pour se reposer – l’éclairage doit servir ces exigences antagonistes."

Il n’y a aucun doute, la lumière, ça n’existe pas !


— Nicolas Frize

Nicolas Frize est un compositeur de musique contemporaine français, né dans les Hautes-Alpes à Briançon.
Ses activités musicales l’ont amené au cours des années à s’intéresser de façon particulière à l’environnement sonore urbain, à l’éveil à l’écoute et à l’audition, au monde du travail – sous toutes ses formes, à l’univers carcéral, à l’enfance...

Son œuvre se compose de partitions principalement destinées au concert, qu’il donne tant en France qu’à l’étranger et a travaillé entre autres dans les villes de New York, Montréal, Tokyo, Kyoto, Brème, Pècs, Norwich, Casablanca, Alger ou encore La Havane.
Dès 1976, Nicolas Frize transpose certaines notions issues de la Musique concrète à son processus d’écriture instrumentale et vocale ; cette réappropriation dans la musique vivante l’a amené à chercher les densités par la multiplication des sources, à travailler de façon spécifique sur la spatialisation, à rassembler, à l’instar des Études aux Objets de Pierre Schaeffer, des collections de corps sonores : baisers, pierres, porcelaine, métaux…
Ses compositions préservent l’intégrité de chaque corps sonore en jouant sur toute la gamme des timbres et textures qu’il peut offrir. Cela vaut pour les matières, objets, voix et corps dans leur globalité dont il explore la plasticité sonore afin de les décomposer, les combiner, les orchestrer et les recomposer à loisir.

Le Studio du Temps est un dispositif de création, de formation professionnelle et d’emploi autour de la numérisation d’archives sonores créé par Nicolas Frize en 1991 à la centrale Saint-Maur, près de Châteauroux (Indre), établissement pénitentiaire pour longue peine.

En 1990 Nicolas Frize conçoit un projet d’envergure soutenu par diverses institutions, le ministère de la Justice, de la Culture, du Travail, de la Jeunesse et des Sports, la Fondation de France, la Fondation France-Liberté, la Caisse des Dépôts et Consignations, l’Ina... Autour d’un cahier des charges artistique et politique, il allie travail, formation et culture, implique une quinzaine de personnes détenues, et met en place de façon régulière des manifestations publiques, concerts, séminaires, colloques, expositions, émissions…

Le dispositif, en place dans un studio aménagé et équipé à l’intérieur de la centrale, est pérenne, et fait l’objet de divers partenariats depuis sa création (Musée du Louvre, Musée de l’Homme, Musée des Arts et Traditions Populaires, CDMC, centres musicaux, Radio-France, Ina, Archives nationales, Centre Georges-Pompidou…). De cette expérience et de ses interventions en milieu carcéral (Fleury-Mérogis, Poissy…), Nicolas Frize éditera deux ouvrages, Le Sens de la peine, essai publié en 2004 et Le travail incarcéré, collectif publié en 2009

— in Le Monde du 13/11/2015 par Laurent Carpentier

"Quand il était enfant, sur le petit piano que ses parents avaient acheté, il travaillait, il travaillait… Beaucoup, pensait sa mère. Rien du tout, pensait son professeur qui finit par le virer du conservatoire. La vérité, c’est que l’enfant mettait ses livres d’histoire ou de géographie sur le pupitre et jouait pendant des heures les morceaux qui lui venaient en regardant les graphiques savants sur la production de quintaux de blé annuelle dans la Beauce ou dans la Marne. A 65 ans, Nicolas Frize n’a au fond pas changé. Il crée depuis quarante ans de façon à la fois très ludique et très savante, avec le sérieux d’un pape et l’appétit des trublions, des concerts improbables de baisers pour 150 participants, de locomotives dans la gare de Lyon, de pierres, d’outils, de haine… Des concerts gratuits, dans des lieux du quotidien. "Je n’ai pas honte d’être ludique, mais j’espère bien que tout cela amène de la poétique et du politique, de l’intime et de “l’extime”".

Jean-Marie Delarue et Wajdi Mouawad dialoguent

Vers la liberté — 26 septembre 2017

Deux hommes se rencontrent. L’un est un homme de théâtre, l’autre un homme d’Etat. L’un a fait le récit de l’enfermement, l’autre a contrôlé des établissements qui emprisonnent. L’un invente des formes dramaturgiques pour aider à vivre et penser le monde, l’autre est une autorité indépendante qui alerte sur les libertés mises en péril et les atteintes à la dignité humaine.

Leurs territoires respectifs peuvent sembler éloignés mais l’un et l’autre ne sont-ils pas des vigies ? Des hommes à qui la tâche est confiée de surveiller le large et de faire des signaux pour alerter du danger ou annoncer les réjouissances qui approchent.

Ces deux hommes ne se connaissent pas. Ils ont dialogué.

Vers la liberté - Les grands soirs de Prison Insider
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